Samedi a donné lieu à une belle soirée d’ouverture lors de laquelle l’équipe du festival et divers intervenants, nous ont présenté les invités et les films de cette 23ème édition, tout en rappelant l’esprit d’EntreVues, toujours aussi redevable à sa créatrice, Janine Bazin. C’était aussi l’occasion d’affirmer avec force la place importante de cet événement : EntreVues est le festival de cinéma du grand Est. Il est aussi l’un des seuls de son envergure à échapper aux logiques pernicieuses de commercialisation de la culture et aux stratégies de communication outrancières. Les discours des élus locaux et de Catherine Bizern furent aussi l’occasion de dénoncer la censure qui ne cesse de contaminer notre société et de ce fait l’art, surtout en ces temps d’exacerbation d’un certain ordre moral : le festival a connu des problèmes avec la programmation du film Ecchymoses de Fleur Albert ; la projection est toutefois maintenue, l’équipe et les élus ayant affirmé leur lutte contre toute forme de censure. Ces soucis furent en partie oubliés grâce à la projection de l’un des plus grands films fantastiques de notre patrimoine cinématographique, Les yeux sans visage de Georges Franju, présenté par la précieuse Edith Scob. On ne pouvait pas mieux commencer un festival qui a décidé cette année de baigner dans une thématique de l’ivresse filmique.